COSA MENTALE /

Le projet d’oeuvre intitulé « Cosa Mentale » pousse le spectateur à naviguer à la frontière de mondes physiques capturés par l’appareil photographique et de mondes virtuels fabriqués par des ordinateurs grâce à la théorie du fractale. Bâtie sur une modélisation du monde physique, la fractale répète les motifs issus de l’environnement biologique.

 

Avec le développement des nouvelles technologies permettant la création d’images par des ordinateurs et de réalités virtuelles avec des rendus très photoréalistes, l’expérience du réel est réduite à sa simple représentation.

À travers ce projet d’oeuvre, le spectateur se projette dans un paysage idéalisé, issu d’une construction mentale et virtuelle, une tentative d’échapper à l’Anthropocène, une époque

 géologique dans laquelle nous vivons désormais, et qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global sur l’écosystème terrestre.

 

Comme le décrit la philosophe Anne Cauquelin, notre notion du paysage et sa réalité perçue sont une invention, un objet culturel déposé, ayant sa fonction propre qui est de ré-assurer en permanence les cadres de la perception du temps et de l’espace. L’avènement des nouvelles technologies de l’information pose la question de la réalité du paysage qui devient un simulacre en recouvrant le paysage physique au point de le recouvrir complètement. La modification de notre environnement, nous sommes amène à générer des simulations d’une nature, pour feindre d’avoir ce que nous n’avons plus.